Notre Ouverture Truite 2020 en ruisseaux de montagne


L’ouverture de la truite un grand jour pour les pêcheurs de truites !

Me concernant, mon ouverture a été faite  le lundi 16 mars puisque je travaillais tout le WE.

Heureusement nous avons pu réaliser notre  journée d’ouverture avant le confinement lié au Coronavirus. A ce jour ayant du temps disponible j’écris  un petit récit sur cette journée.


Avec Olivier Malo qui est aussi guide de pêche dans les Hautes-Pyrénées en vallée d’Aure et du Louron avec qui je suis associé , nous décidons d’attaquer par  un petit ruisseau de Montagne pour démarré cette saison 2020.

Durant cette journée, Florent se joindra à nous. Le premier jour de la saison c’est avant tout des supers moments entre amis, des retrouvailles au bord de l’eau, un bon casse-croûte, des parties de rigolades, et pourquoi pas des truites ?!

Une météo fantastique, ciel bleu, grand soleil en prime, des températures printanières! En revanche une eau froide 6°, comme toujours en début de saison mais avec un débit parfait.

 C’est  au toc et aux appâts naturels que nous allons commencer la saison.

Au niveau du matériel j’ai  utilisé une Canne  HR TROUT FORCE TOC 9M95 avec un moulinet Daiwa legalis Lt 2500. Pour ce qui est du nylon j’utilise un bicolore en 16 centièmes en corps de ligne. En bas bas de ligne une pointe de 60 cm de longueur en 12 centièmes.

En ce qui concerne le montage : les plombés regroupés et proches de l’hameçon étaient la clé de la réussite.


Dès les premières minutes de pêche nous enregistrons quelques touches et commençons à sortir de jolie petite truite.

quel bonheur de retrouver notre terrain de jeux !

En ce qui concerne les appats : Vers de berge , teigne , et Nymphes artificielle !

Les 3 appats rapporte tous autant les uns que les autres .


Mais, Attention il fallait regarder où on posait les pieds …

                          Une matinée terrible, Des poissons, de la rigolade, quelques morilles..

13 h c’est l’heure de passé à table !


Rien de mieux qu’un petit barbecue pour reprendre des forces pour l’après midi.

Changement de spot, on décide de partir en zone montagne en tête de ruisseaux.

Ce n’est peut-être pas une bonne idée mais en début de saison celà peut être un très bon choix comme un très mauvais.. pour le savoir il faut s’y rendre.

Avant d’arriver au bord de l’eau :  45 minutes de randonnée, dans un paysage magique où on aura la chance de voir des isards au loin .


Le ruisseau est de plus en plus petit mais largement la place pour y trouver de jolie truite autochtone.

Une fois arrivé sur les lieux on enchaînera quelques joli poissons avec des couleurs magnifiques.


Une petite pépite de nos torrents de montagne… 
Une pure beauté

Pour résumer on aura passé une super journée entre passionnés.

Nous avons pêché en NO-Kill beaucoup de poissons, mais rien de bien gros .

Cependant  par rapport à la taille du milieu c’est très correct .

J’espère que l’on pourra retourner au bord de l’eau assez rapidement.

En  attendant des jours meilleurs pour assouvir notre passion de la pêche et de la montagne, afin de la transmettre à nos clients : je prépare le matériel, je refais quelques boîtes de nymphes et je reviens vers vous très rapidement , dès que l’on aura l’autorisation de retourner au bord de l’eau, dans des sites majestueux.

En attendant, Prenez soin de vous !

 Bonne soirée à tous à très bientôt Damien.

Repeuplement piscicole des ruisseaux de montagne

Repeuplemet de ruisseaux de montagne

Un petit retour sur une matinée concernant le Repeuplement piscicole des ruisseaux de montagne avec la mise en place de boîte viber dans les affluents de la Neste.

Après plusieurs réunion , L’AAPPMA de Arreau, là où je suis membre, a décidé de mettre en place un plan de repeuplement de ruisseaux, notamment avec la mise en place des boites viber. Cela fais maintenant 3 ans qu’au mois de décembre des bénévoles mettent en place 50 boites viber réparties sur différents ruisseaux .


Les boîtes Viber c’est quoi ?

Il faut savoir que ces boîtes sont biodégradables et renferment chacune environ un millier d’oeufs de truites farios dans une boîte de 150 centimètres cubes environ .

Les oeufs arrivent à environ 200-250°/jours. L’éclosion se produit vers 400°/jours, c’est-à-dire après un séjour de 3 à 6 semaines dans nos ruisseaux, selon la température de l’eau.

Félix, notre président, a récuperé les boites dans une caisse hermétique, permettant de maintenir les oeufs vivants à l’aide d’une provision de glace au niveau du couvercle. Les boîtes sont distribuées aux bénévoles de l’AAPPMA et mises dans des poches où des paniers de pêche pour ensuite être reparties dans les ruisseaux.


La mise en place des boîtes viber :

Le choix des lieux d’immersion des boites est la base de la réussite pour le repeuplement piscicole des ruisseaux de montagne !

Dans les ruisseaux à truites n’ayant pas de risques de dépôt de sable ou de vase, à courant rapide, presque toutes les gravières peuvent convenir. On choisira de préférence des graviers de taille comprise entre 3 et 10 centimètres, parcourus par un courant vif. Ensuite une fois l’endroit choisi, il faut créer un trou de 10 à 20 centimètres dans les graviers, en les remuant afin que le courant élimine le sable et les débris. On placera une boîte que l’on recouvrira d’un caillou à l’abris de la lumière.

D’ici 15 jours / 3 semaines, nous irons voir les boîtes que nous avons marqué sur géopportail pour connaitre leur point GPS afin d’observer les résultats .

A bientôt, Damien .

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La pêche de la truite aux leurres en rivière dans les Pyrénées

La pêche de la truite aux leurres en rivière

La pêche de la truite aux leurres en rivière dans les Pyrénées, qu’on appelle souvent la pêche au lancer dans le jargon à bien évoluer sur ces dernières années. Cette technique de pêche permet de capturer des poissons soit par l’agressivité soit sur des phases d’alimentation. Pour ma part dans les Pyrénées cette technique est redoutable et très efficace sur les périodes de juin à septembre quand les eaux se sont un peu plus réchauffer . Ceci dit il n’est pas impossible de faire de très belle pêche en début de saison aux leurres! Mais il faudra alors des leurres avec une grosse densité ou bien des leurres souples assez lourds pour passer correctement dans les veines d’eau proches du fond.

Il est vrai que quand on rentre dans un magasin de pêche il y a énormément de leurres différents et il est parfois difficile de faire le choix . Le but de cet article n’est pas de vous donner des marques ou des modèles de leurres mais de donner quelques explications sur cette technique.


Les leurres pour la pêche de la truite en rivière dans les Pyrénées :

Les sinking ” leurre coulant” : Un leurre qui coule quand on fait des poses et qui permet d’aller prospecter des fosses ou bien choisir de pêcher dans une hauteur de couche d’eau. Il suffira de trouver la bonne animation et l’amener au bon endroit pour pouvoir décider une truite , une animation connue pour ce leurre le “twitch” ( un coup de canne tout en moulinant ). A la pose, ce leurre descend et papillone .

Les floating”leurre flottant ” : Un leurre flottant qui coule une fois la récupération entamé grâce a l’effet de la bavette. Une fois la récupération terminé le leurre remonte à la surface . Une situation parmi plein d’autre peut permettre d’aller pêcher sous des branches si on lance celui ci en amont et qu’on le laisse dériver à la surface dans le courant .

les leurres suspending “leurre en suspension” : sa densité est égale normalement à celle de l’eau et il permet de rester toujours à la même hauteur dans la couche d’eau. Ce leurre fonctionne très bien avec une récupération rapide et une grande pose ce qu’on appelle le ‘stop and go’ une astuce pour déclencher une attaque.


Les différents paramètres à prendre en compte

  • La couleur de l’eau nous permettra de choisir la couleur du leurres. En règle générale, nous essaierons de proposer une couleur de leurre la plus proche de la couleur de l’eau et parfois nous tenterons tout l’inverse avec des couleurs très flashis qui peuvent très bien marcher dans certaines conditions…
  • La taille des leurres sera déterminée en fonction de la taille des poissons que l’on trouve dans la rivière. Celle-ci pourra augmenter dans les périodes froides et diminuer dans les moments chauds. Personnellement je n’ai pas peur de monter en taille et d’utiliser des leurres en 80 ou 90 mm pour des truites de 25/30cm .
  • La puissance du courant, c’est le facteur pour choisir la forme du leurre .Certains leurres durs comme ceux avec les flants plat tiennent mieux dans le courant que d’autre .
  • La température de l’eau ,ce paramètre permettra de choisir la densité du leurre flottant, suspending ou coulant.

Comme vous voyer le choix ne doit vraiment pas se faire au hasard sous peine de passer à côté de la partie de pêche . Sur une même journée plusieurs solutions sont possibles, il suffit juste de trouver le petit détail qui fera la différence .


Le matériel pour La pêche de la truite aux leurres en rivière dans les Pyrénées :

Votre budget définira le choix du matériel il en existe une large gamme pour satisfaire tous le monde .

La canne :

Pour la pêche en moyenne rivière le modèle « passe partout » est une canne de 2m10 puissance 3-15 g ce qui permettra de pêcher avec des leurres de petite à moyenne taille . Plus la canne est longue plus la distance de jet sera grande. La puissance de cette dernière doit être adaptée au type de leurre que vous utilisez. Son action doit être assez progressive , mais rapide en pointe . Une canne sensible est toujours de mise.

Le moulinet :

Un moulinet de taille 2000/2500 sera parfait pour ce type de pêche il faudra regarder la taille de bobine (choisir une bobine assez grande) et le ratio du moulinet qui est très important qui nous permet d’animer notre leurre et de toujours être en tension direct avec le leurre pour éviter les mous dans la ligne.

La grande question ! Tresse ou Nylon ou bien nanofil dans le moulinet ? :

Une question que beaucoup de gens ce pose .

Le Nylon : son point fort il est élastique et il évite de faire des noeuds de raccord si ont pêche en direct et qu’on utilise du 18 ou 20 centième . Par contre on a beaucoup moins de sensation et il dure moins longtemps dans le temps . En revanche il coûte beaucoup moins cher que la tresse

La tresse : son point fort sa raideur qui nous permettra de bien sentir les touches et ça reste un confort pour animer son leurre car on est toujours en contact direct avec le leurre , La tresse est plus chere par contre elle est beaucoup plus durable dans le temps .

Le nanofil : Que j’utilise pour les pêche aux leurre de petite taille 50 60 mm . C’est un uni-filament qui serait réalisé à partir de gel en polyéthylène et en fibre de dynema . Son grand point fort et de pouvoir lancer des leurres à des distances incroyables, c’est fluide et sans fatigue. Le nanofil est comme de la tresse il n’a aucune élasticité. Bon par contre sont point faible et qu’il vieillit très mal et qu’il faut changer régulièrement les pointes car il s’effiloche , de plus tous les noeuds pour faire un bas de ligne ne fonctionnent pas.

Personnellement j’utilise donc du nanofil pour pêcher sur des petites rivières avec des petits leurres , Pour pêcher des moyennes rivières ou grandes rivières j’utilise de la tresse , avec un bas de ligne relativement assez long en fluro carbone relier par un noeud Fg .

Le bas de ligne : J’utilise donc du flurocarbonne c’est le plus discret dans l’eau en bas de ligne ! En longueur je mets en fonction des rivières 2 à 3 longueurs de canne .

Les agraphes : elles permettent une attache et un changement rapide des leurres, elles ne brident pas la nage . J’utilise des petites agraphes 0 ou 00.


L’action de pêche :

La pêche de la truite aux leurres en rivière

Les truites s’abritent dans l’attente de nourriture portée par le courant derrière des cailloux, dans des cavités, derrière les gros obstacles . Toutes les zones de « retour» du courant ou plus calme comme la bordure peuvent abriter de jolies truites tout comme certaines bordure (berges creusées, racines d’arbres, etc…).

Bien souvent c’est le premier passage du leurre qui est déterminant il est donc très important d’être précis et de faire un poser délicat dans l’eau . Le manque de précision deviendra un réel handicap, pas tant par le fait de rater la cible mais par le fait de s’accrocher dans la branche à proximité du poste qui risque d’effrayer la truite .   Il  faudra aborder ce poisson avec une approche très discrète , car au moindre mouvement brusque la truite partira. Si les poissons sont éduqués à la pêche aux leurres cela demandera encore plus de finesse dans la pêche  et de discrétion dans l’ approche .

Les premiers postes à aborder dans un premier temps ne sont pas celui qu’on a vus au loin mais plutôt celui qu’on a devant les pieds car si on fait un poisson cela évitera d’effrayer les autres qui sont dans la veine d’eau juste après.

Si j’aborde un joli trou d’eau je vais commencer par l’attaquer aux leurres durs en pêchant bien toute les veines d’eau en variant mes animations pour trouver la pêche et dans un second temps je le pêcherais aux leurres souples .

Et si les truites suivent sans mordre que faire ? Personnellement j’accélère très fort et bien souvent cela déclenche son attaque . Pas de pose a ce moment la . Il faut s’imaginer si un vairon qui est chassé par une truite il ne ferait pas de pose et accélérerait.


La discrétion et la précision sont les deux mots à ne pas oublier pour la pêche aux leurres.

Cette technique noble sur notre rivière de la Neste par excellence  permet d’avoir de sacrées sueurs froides, d’apprendre à se remettre en cause en permanence pour prendre de magnifiques truite.

à bientot , Damien.

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